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Le claquage musculaire

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Le claquage est un traumatisme musculaire grave, considéré comme une déchirure ou une rupture musculaire, s'observe le plus souvent chez les sportifs après un effort trop violent. Pourvoyeur d'arrêt complet d'activité pendant au moins 4 semaines et ses conséquences sont lourdes.

Quels sont ses symptômes ?


Principale manifestation clinique c'est la douleur, elle est brutale comme un coup de fouet, elle peut persister et durer pendant quelques semaines, elle reflète en réalité la rupture de quelques fibres musculaires, l'impotence fonctionnelle et l'œdème complète le tableau clinique.

Que faire ?


- Mettez immédiatement le membre au repos.
- Soulevez-le à l'aide d'un coussin pour éviter l'œdème.
- Ne pas prendre appuis sur le membre touché.
- Appliquer du froid sur la zone lésée soit avec une poche rempli de glaçons on veillant à interposer un linge entre la poche de glace et le membre ou une bombe spécialement prévu pour ça .
- Conduire la personne à l'hôpital pour une consultation médicale et si nécessaire des examens complémentaires radiologiques ou échographiques.

A ne pas faire !

- Utiliser des pommades chauffantes, des décontractants musculaires ou l'aspirine, qui provoquent des saignements.
- Pratiquer des massages dans les 15 jours suivant la lésion.
- Faire des efforts avec le membre blessé car cela peut provoquer une déchirure, voire une dégénérescence fibreuse du muscle et la cicatrisation devient alors plus difficile.

Découvrez ici 4 conseils utiles contre les claquages.

1- L'échauffement : l'anti claquage :


Préparer le groupe musculaire sollicité pour l'effort avec un échauffement progressif, cela réduirait significativement le risque de survenue de claquage, car il est généralement du au démarrage trop rapide voir l'absence d'échauffement.

2- Effectuer le bon mouvement... et de manière contrôlée :


Un claquage peut aussi arriver à la suite d'un mouvement répétitif mal exécuté.
Pour prévenir tout incident musculaire, une assimilation précise du mouvement à effectuer est essentielle.
En dehors de la course à pied ou toute autre contraction automatisée dont les mouvements sont extrêmement répétitifs, des sports tels que la musculation ou le fitness nécessitent une connaissance du « bon geste ». Un geste correctement effectué restreint le risque d'accident musculaire.
Ainsi, il est préférable dans ce genre d'activités d'effectuer des mouvements lents et maitrisés.

3. L'hygiène de vie


Une bonne hydratation avant, pendant et après l'effort, une bonne alimentation bien équilibrée sont des facteurs protecteurs qui diminueraient le risque de blessure et notamment le claquage.
4. Les étirements en fin de séance
Sont également recommandés afin de préparer le muscle à une future sollicitation et l'assouplir.

Pour finir le conseil primordial c'est l'écoute de soi
Une écoute attentive de son corps est primordiale. Si vous vous sentez fatigué avant une séance, n'hésitez pas à lever le pied et ne pas trop solliciter votre organisme. Toute surcharge d'entrainement peut alors devenir néfaste musculairement et n'aura que peu d'intérêt dans votre progression.
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Le sommeil

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Le sommeil occupe environ un tier de notre vie. La façon dont nous vivons ces heures, la quantité, et surtout la qualité, conditionnent très largement notre forme et notre équilibre psychiques.

La durée du sommeil


En moyenne, elle est de six à huit heures.Certains ne requièrent que très peu de sommeil, de deux à quatre heures par nuit (l'exemple célèbre de Napoléon), d'autres ont besoin impérativement de douze heures (c'était le cas d'Einstein).

Les cycles du sommeil


Le sommeil est une succession de cycles qui se renouvellent tout au long de la nuit. Chaque cycle, qui dure environ 1h30, est divisé en plusieures phases:

-Le sommeil lent: constitué d'un sommeil léger, d'une étape transitoire et d'un sommeil lent profond. Après un exercice physique le sommeil lent tend à augmenter.
-Le sommeil paradoxal: la période où l'on rêve. Il joue un rôle dans la réparation des processus cérébraux, notamment ceux impliqués dans la concentration et la réalisation de fonctions de mémorisation.
-Le sommeil intermédiaire: débouche sur un nouveau cycle du sommeil ou sur le réveil complet.

Les premiers cycles sont constitué en majorité du sommeil profond, physiquement réparateur. Plus tard dans la nuit, la durée du sommeil profond diminue pour être minimale juste avant le réveil. Le sommeil paradoxal par contre occupe une place de plus en plus importante.

A la fin d´un cycle de sommeil, on se réveille en forme, mais si on est réveillé en plein sommeil lent, on aura l´impression de ne pas avoir assez dormi.

Le manque de sommeil


Durant la journée qui suit une nuit blanche, ou suite à une privation d'une ou deux heures de sommeil durant plusieurs nuits d'affilée, on peut observer: une irritabilité importante, des troubles de l'humeur, une difficulté de se concentrer, des pertes de mémoire, des troubles de l'équilibre, voire même des hallucinations et une diminution de l'esprit critique.
Il est également à l'origine d'un nombre croissant d'accidents imputables à la fatigue et à la perte de vigilance au volant.
La privation de sommeil aura également un impact négatif sur le système immunitaire. on estime que le manque de sommeil augmente le risque d´obésité et d´hypertension artérielle.

Pour un meilleur sommeil


Quelle que soit la vigueur des nuisances de la vie contemporaine, nous sommes tous en mesure de créer des conditions plus satisfaisantes pour un meilleur sommeil.

Respectez le rythme biologique


-Essayez de vous coucher à des heures régulières et quand vous avez envie de dormir; quand vient l´heure habituelle de se coucher, chacun sent monter en lui l´envie de dormir, mais, si pour une raison quelconque il n´est pas possible de dormir, alors on a rapidement l´impression d´être parfaitement réveillé. En fait on a laissé passer le cycle et l´envie de dormir revient naturellement une heure ou deux plus tard.
- Il est inutile de trop dormir et c'est d'ailleurs néfaste car vous allez perdre le rythme du sommeil régulier.

Aménagez votre environnement


-Dormez dans la pièce la moins bruyante. Le bruit est nocif la nuit, il modifie la tension artérielle et de nombreuses
constantes biologiques de l'organisme.
L'absence totale de bruit est également néfaste à cause de l'anxiété que provoque cette absence.
-Les sommiers et matelas qui permettent d'amortir les mouvements sont à recommander. Il est préférable d'éviter les lits trop mous qui peuvent avoir des effets néfastes sur la colonne vertébrale.
-Il n'est pas indispensable de dormir avec un oreiller. Et si on le désire, il faut veiller à ce qu'il ne soit pas la cause d'une flexion trop importante du cou.
-La température doit être adéquate, répondant à la fois à des critères généraux et aux habitudes particulières de l'individu.
- Une chambre bien hermétique à la lumière est souvent un excellent somnifère mais certains (principalement les enfants) ont besoin de lumière, qui leur permet de combattre l'anxiété. Respectez cette volonté, mais utilisez des lumières discrètes et indirectes en bannissant le néon.

Mettez une sorte de petit avant le coucher


-Libérez votre esprit de tous les sujets de préoccupation. Réservez-vous une demi-heure avant le coucher pour des occupations favorisant la détente: Un bain tiède, un livre... en évitant de regarder la télévision.

Faites la La sieste


-Elle compense la dette chronique de sommeil et améliore les performances et la concentration dans les heures qui suivent.
- Elle ne doit pas dépasser 15 minutes. Au-delà, on commence un nouveau cycle, le réveil est alors difficile, on se sent finalement moins bien qu'avant la sieste.
- Si vous n'arrivez pas à vous endormir, ce n'est pas grave, du moment que votre corps se relâche, et que vous vous plongiez dans un état d'inconscience relatif.
- Evitez de vous plonger dans le noir. Vous risqueriez de perturber le rythme naturel de votre corps qui peut vous emmener dans un sommeil long et profond.

Surveillez l'alimentation et la boisson


-Evitez les repas trop gras. Ils entraînent une digestion longue et difficile, préjudiciable à un bon sommeil.
-Evitez café, thé, boisson gazeuse et chocolat le soir. Remplacez tous ces produits excitants par une boisson chaude; une tisane par exemple.
Exercez une activité sportive

Cela favorise le sommeil mais un exercice physique intense accompli peu de temps avant de s'endormir est néfaste.

Ne dormez pas toute la journée après une nuit blanche


Votre organisme est calé sur un rythme sommeil / veille et s'attend à se réveiller le matin. Plutôt que de dormir trop longtemps dans la journée, faites une sieste et allez vous coucher 1 ou 2 heures plus tôt le soir, La nuit suivante sera récupératrice et tout rentrera dans l'ordre.

Grappillez le moins possible sur votre sommeil en periode d'examens


-La vigilance s'impose tout particulièrement en période d'examens. Le sommeil permet d'assimiler les informations emmagasinées la veille: le cerveau les trie et les classe dans des zones plus profondes afin qu'on les retienne le mieux. Il est donc recommandé de relire ses cours avant de se coucher et surtout de faire de bonnes nuits pour que le cerveau ait suffisamment le temps de les assimiler.

En comprenant mieux comment le sommeil se déroule, nous pourrons tirer le plus de profit de ces moments essentiels, souvent négligés et redécouvrir notre quotidien sous un jour nouveau, grâce à des nuits réussies.
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Le sport et votre bien-être

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Souvent, on hésite entre faire du sport, le shopping, une balade au parc ou encore étudier ! Quand on a du travail au programme, on a l'impression qu'on est combler et qu'on n'a pas du temps pour d'autres occupations, et les journées défilent ainsi plongées dans le stress et le surcharge. Pourtant, si on analyse bien notre emploi du temps, on se rendra compte qu'on le gérant bien, on peut le repartir entre nos désirs et nos obligations, et ainsi, on pourra l'organiser selon nos envies et notre volonté.

"Le sport, c'est la santé". Faire du sport est indispensable pour rester en bonne santé et l'idéal pour retrouver la forme et la vitalité.il est bénéfique pour la beauté et le moral, et il a divers bienfaits sur notre corps humain.

Le sport est fait tout d'abord pour le pur plaisir, c'est une activité qui peut s'exercer individuellement ou en groupe, ça permet de se défouler et de changer les idées.

Le sport et la santé


Le sport renforce notre système immunitaire en le rendant plus résistant aux corps étrangers; il permet une meilleure circulation du sang dans les artères, donc, une meilleure perfusion des tissus et une meilleure oxygénation des muscles et des organes, et renforce aussi l'activité cardiaque du cœur. Ainsi, il permet de prévenir contre certaines maladies cardiovasculaires.
Aussi, il entraine une augmentation de la solidité des articulations en renforçant les ligaments, qui deviennent plus élastiques, et développe la masses osseuses et musculaire, et plus on est musclé, plus le corps brule des calories même on étant au repos.
Donc, le sport permet d'éviter certains problèmes liés au vieillissement, comme l'ostéoporose ou la prise de poids.

Le sport et le moral


Le sport permet de se défouler, de libérer les sensations négatives et de garder la forme. Il procure de l'énergie et permet de nous rafraichir les idées. Ainsi, il renforce l'estime et la confiance en soi même.
Il joue aussi un rôle psychosocial, surtout dans l'intégration sociale et empêche ainsi les problèmes d'isolements, donc, il permet de renforcer les relations et de s'adapter aux différentes situations de la vie. En conclusion, c'est l'un des facteurs de développement personnel.

Le sport et le stress


Quand on conseil a une personne de faire du sport, c'est pour son bien être physique mais surtout pour éliminer toutes sortes de perceptions négatives, c'est pour cela que le sport est un anti-stress, en effet et grâce a lui, le cerveau produit de l'endorphine, cette substance a vertus magiques permet d'endormir les émotions négatives au profil d'une impression de bien-être.
Ajouter à ça, la dépense énergétique en pratiquant un sport permet de décompresser, de se relâcher, de se décontracter et de se relaxer. Cette détente se traduit par un lavage d'esprit et une évacuation de pensées malveillantes.

Le sport et la fatigue


Après une activité physique, on se sent fatiguer et même des fois a bout de souffle, cette impression est en fait surnommée ‘la bonne fatigue ‘, elle nous permet d'avoir un bon sommeil qui vous détends au lieu de vous stresser.
Ainsi, on pourra bien dormir après une journée bien chargée. Aussi, ça permet de gagner du temps en réduisant les heures du sommeil ; donc, d'entamer une journée en étant en plein énergie et sous une belle forme.

Le sport et la forme


De plus en plus de personnes décident de se mettre au sport dans le but de perde quelques kilos, or, il faut savoir qu'il est possible de prendre du poids lorsqu'on pratique une activité physique, car la masse musculaire est plus lourde que la masse graisseuse.

Donc, le sport n'est pas toujours synonyme de perte de poids, par contre, si on adapte une alimentation bien équilibrée a notre dépense énergétique, on pourra s'attendre a de résultats satisfaisants.

En conclusion, le sport apporte des bienfaits pour notre organisme. On retiendra que c'est un bon moyen de lutte contre la dépression, qu'il est bénéfique pour notre santé et surtout pour notre mental.
Alors, après avoir eu une petite idée sur les bienfaits du sport, j'espère que ça vous motivera a commencer une activité sportive. Et n'oubliez jamais, Le sport, c'est la santé
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L'effet de la natation sur le complexe articulaire

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effet de la natation sur le complexe articulaireActuellement, les techniques de nage évoluent. Il y a une trentaine d'année les entraîneurs cherchaient exclusivement à augmenter la vitesse sans se soucier des facteurs pathogènes.

Le milieu aquatique permet de diminuer fortement les contraintes imposées aux articulations. Cependant, la pratique de la natation de haut niveau confronte ses adeptes à diverses atteintes dont l'origine n'est certes pas traumatique, mais conséquente du phénomène de sur-utilisation propre à ce sport. En fonction du style de natation : l'épaule puis le genou, le rachis et enfin le coude sont souvent les plus touchés.  Il s'agit principalement de pathologies micro traumatiques dues à l'hyper utilisation des mêmes gestes répétitifs.


L'apparition de ces pathologies dépend donc des qualités techniques du nageur, de la quantité de travail Par semaine, un nageur réalise environ 10 000 mouvements au niveau de chacune de ses épaules un golfeur ou un tennisman en réalise dix fois moins. Selon les auteurs, entre 40 et 80 % des nageurs de compétition ont présenté, au moins une fois dans leur carrière, des douleurs de l'épaule.

Un certain nombre d'études ont cherché à comprendre la pathogénie des atteintes de l'épaule du nageur et ont mis en évidence trois grands agents causals : les conflits ; l'instabilité antérieure et un déséquilibre musculaire. Pour quantifier ce dernier paramètre, l'évaluation iso cinétique de l'épaule est recommandée. À l'issue de cette évaluation, le ratio rotateur externe sur rotateur interne est habituellement pris en compte. Ce ratio serait significativement inférieur chez des nageurs (54 %) comparé à celui d'un groupe témoin (69 %). Ces données mettent en évidence un déséquilibre musculaire et des performances trop élevées au niveau des rotateurs internes.
L'évaluation iso cinétique montre que les nageurs ont un ratio RE/RI déséquilibré et significativement inférieur comparé aux sujets sédentaires. Même si la natation est un sport symétrique, nos données confirment que la pratique intensive du crawl va entraîner une asymétrie en termes de force avec la supériorité d'une épaule. Incontestablement, le complexe articulaire de l'épaule des nageurs présente davantage d'instabilité et de conflit sous-acromial. Il semble donc que la pratique de la natation à haut niveau entraîne inéluctablement des atteintes de cette articulation

L'évaluation iso cinétique de l'épaule c'est quoi ?


Du fait de la mobilité toute particulière de cette articulation, l'évaluation iso cinétique de l'épaule est de loin la plus compliquée à réaliser. Les protocoles sont très différents d'une étude à l'autre. Chaque test était précédé d'un échauffement d'une quinzaine de minutes sur cycloergomètre à bras et d'une phase de familiarisation.

Les évaluations se sont réalisées sur un Cybex Norm System préalablement calibré. Tous les tests ont été effectués sur ce même appareil par le même thérapeute. Les évaluations se sont réalisées en décubitus dorsal. L'abduction de l'épaule était de 90° avec le coude fléchi à 90°. Afin de limiter les mouvements compensatoires, les sujets étaient sanglés et la main opposée à l'épaule testée était placée sur la cuisse.

L'enregistrement s'est réalisé sur un secteur angulaire de 90° (40° en rotation interne et 50° en externe). Au cours de l'épreuve, le patient n'a reçu aucune information visuelle susceptible de le renseigner sur le niveau de force développée, en revanche il bénéficie systématiquement d'encouragements verbaux. Les tests se sont réalisés en mode concentrique et comprenaient dix répétitions à 60 °/s, suivies de dix répétitions à 180 °/s. Chaque évaluation était précédée de plusieurs essais et le temps de repos entre chaque répétition était de 60 °/s.

Le coefficient de variation devait être inférieur à 10 % pour que les données soient validées. Aux deux vitesses ont été mesurées en Newton mètres (N m) les valeurs du moment de force maximale et le ratio RE/RI.
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L'effet de la perte de poids et de l'exercice physique contre la Gonarthrose

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L'arthrose, à travers la destruction cartilagineuse et la douleur qui s'en suit, entraîne une atrophie musculaire, une diminution de la mobilité, un équilibre précaire ce qui va entraîner un handicap physique.

Les moyens thérapeutiques généralement proposés, comportent le traitement médical, chirurgical et l'hygiène de vie. Le traitement médicamenteux est généralement à base d'anti-inflammatoires qui ne sont pas dénués d'effets secondaires importants, surtout à long terme. L'efficacité du traitement chirurgical arthroscopique semble aussi discutée pour la gonarthrose modérée. Par conséquent, la nécessité d'une approche moins invasive et plus efficace est de plus en plus évidente.
Différents essais cliniques ont essayé de préciser l'apport de l'exercice dans la prise en charge de la gonarthrose et ont rapporté une amélioration significative sur le retentissement algofonctionel. On sait aussi que l'obésité est associée à la gonarthrose et que la perte de poids peut améliorer la dégénérescence cartilagineuse.
L'American College of Rhumatology (ACR) et l'European League Against Rheumatism (Eular) recommandent tous les deux la perte de poids et la prescription d'exercice pour les patients souffrant de gonarthrose.
À travers une etude récente, ils ont a pu dégager que l'association exercice physique et régime peut être efficace aussi bien sur la douleur et la fonction, dans la prise en charge de l'obèse ayant un problème de gonarthrose modérée. Cela est expliqué non seulement par une perte pondérale, une réduction du tour de taille (TT), une amélioration de la masse maigre (MM) et de la masse grasse (MG), mais aussi par une amélioration de la force musculaire des muscles des membres inférieurs et des paramètres cardiovasculaires.
Le pourcentage d'amélioration de la fonction retrouvée dans cette etude était un peu plus supérieur, de 20 % (indice de Lequesne) et de 26 % (indice de Womac). Cela peut être expliquée non seulement par une amélioration de la capacité aérobie des patients, mais aussi par une tonification des muscles des membres inférieurs. Uniquement les patients ayant bénéficié de l'exercice physique, ont montré une amélioration des paramètres cardiovasculaires, une augmentation de la distance parcourue lors du test de six minutes avec une amélioration de la force des muscles quadriceps et ischio-jambiers.
Cette étude soulève l'intérêt de l'association exercice physique et régime aussi bien sur la douleur et sur la fonction dans la prise en charge de l'obèse ayant un problème de gonarthrose modérée. Cela est expliqué non seulement par une perte pondérale, une réduction du TT, une amélioration de la MM et de la MG, mais aussi par une amélioration de la force musculaire des muscles des membres inférieurs et des paramètres cardiovasculaires.

De même, pour l'exercice physique utilisé seul dans la prise en charge de ces obèses souffrant de gonarthrose et cela peut être expliqué, d'une part, par une réduction pondérale et, d'autre part, par une tonification musculaire supplémentaire des membres inférieurs et par une amélioration de la capacité aérobie de ces patients.

Par Dr Mirion & Immunology
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Le sport après prothèse de hanche ou de genou

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Cet article a pour objectif d'établir des recommandations pour la pratique sportive après arthroplastie de hanche et de genou. Ces recommandations sont réalisées à la lumière des données de la littérature et d'une enquête auprès de chirurgiens censés avoir une pratique chirurgicale relativement homogène. Les résultats de la chirurgie ne s'analysent plus uniquement en termes de survie, de risque fracturaire, d'usure de prothèse…, mais aussi, et surtout, en termes de qualité de vie, de résultats fonctionnels, de reprise, voire de début d'une activité sportive.
L'arthroplastie, de hanche et de genou, est indiscutablement un des grands succès de la chirurgie orthopédique moderne. Si l'objectif initial est la diminution des douleurs mécaniques, le plus souvent arthrosique, l'amélioration de la fonction, de la vie socioprofessionnelle, de la qualité de vie, du bien-être est telle que la reprise d'une pratique sportive, ou même le début d'une nouvelle activité sportive, après arthroplastie, est une question récurrente du patient. Le bon sens doit guider la réponse du praticien ; celle-ci ne repose toujours pas sur des données « scientifiques ». En effet, les données prospectives randomisées sont absentes de la littérature pour la prothèse totale de hanche (PTH), encore plus pour la prothèse totale de genou (PTG).
Prothese Genou Prothese Hanche














Mais, depuis, les techniques chirurgicales se sont améliorées considérablement au point qu'une prothèse totale de hanche « s'oublie », ce qui n'est pas encore tout à fait le cas pour la prothèse de genou qui, une fois sur deux, fait encore « parler d'elle ». Ainsi, les « guidelines » qui préconisent les activités d'endurance et de loisir (marche, natation, cyclisme, golf…) se sont précisés et ont permis d'établir récemment, à travers l'expérience de 600 membres de deux sociétés nord-américaines de chirurgie, un guide pour le retour au sport après prothèse de hanche. Ils affinent les précédentes recommandations, permettant la reprise d'une activité sportive après le premier mois pour 1/3 des chirurgiens et entre 3-6 mois pour les autres 2/3.
Mais ces recommandations restent le fruit d'un travail rétrospectif. Les désirs du patient restent au premier plan : ils sont analysés au mieux par un médecin de rééducation, peut-être le plus apte à « dominer » l'ensemble de la pathologie, de la chirurgie, de la fonction et de la reprise du sport. Ainsi, nous avons pu encadrer, en Suisse, un patient porteur d'une prothèse totale de hanche, de deux prothèses de genou et d'une arthrodèse lombo-sacrée dans la reprise de son activité sportive, le judo… à 75 ans ! Mais il était professeur de judo, ceinture noire, 6e dan. La littérature abonde d'études montrant que les patients les plus âgés sont souvent les plus assidus dans la reprise de leurs activités sportives. En Suisse, après prothèse de resurfaçage, la moitié des opérés de hanche pratiquent à nouveau le ski alpin, un quart les sports de combat, et le tennis dans 12 % des cas.
Cela ne relève peut-être plus de l'orthopédie, ni de la qualité de vie, mais d'une véritable « dépendance »… Cela reflète la grande difficulté d'établir des recommandations dans certains domaines « sensibles » dont le sport fait partie. Certains l'utilisent comme une véritable drogue, une nécessité indispensable à une survie comfortable : la détresse des sportifs vétérans blessés, qui ne peuvent plus courir leurs 100 km par semaine et leurs quatre marathons par an, en témoigne très régulièrement dans nos consultations. Cette problématique se retrouve chez les sportifs plus anciens, vétérans, ayant bénéficié d'une arthroplastie au membre inférieur.
La médecine physique et de réadaptation est sûrement la plus apte à apprécier cette problématique dans sa globalité et à estimer le niveau d'expertise dans la pratique d'un sport de haut niveau, niveau qui doit impérativement être pris en compte pour permettre la pratique de certains sports « à risque » après l'arthroplastie.


Sport Prothese



Par Dr mirion & Immunology
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